LES MURS À PÊCHES NE SONT PAS À VENDRE !

Jean-Charles Nègre, conseiller municipal de Montreuil délégué à la mission pour l’avenir des Murs à pêches, vice-président d’Est Ensemble, délégué à l’aménagement durable et conseiller métropolitain, a répondu à la tribune publiée sur le site Reporterre

Jean-Charles Nègre, conseiller municipal de Montreuil délégué à la mission pour l’avenir des Murs à pêches, vice-président d’Est Ensemble, délégué à l’aménagement durable et conseiller métropolitain, a répondu à la tribune publiée sur le site Reporterre :

Nous ne corrigerons pas toutes les contre-vérités — tant elles sont nombreuses — que comporte la tribune publiée sur le site « Reporterre » qui participe d’une opération de désinformation en pleine période électorale. 

Néanmoins, la publication laisse notamment entendre que la municipalité aurait comme projet de céder 34 hectares de cet espace naturel à un promoteur. C’est absolument FAUX. 

Preuve en est : 28 des 34 hectares des Murs à pêches ont été sanctuarisés ; préservés de toute urbanisation et inscrits en zone non constructible et agricole dans le cadre de la révision du plan local d’urbanisme (PLU) de Montreuil adoptée en 2018 (cf. le document ci-joint relatif à l’OAP Murs à pêches).

Plus de 80 % du périmètre du site sont ainsi protégés de toute urbanisation. Les 6 hectares restants sont des terrains déjà bâtis (le plus souvent en zones industrielles datant des années 1970/1980) et qu’il s’agira de rendre compatibles et respectueuses de la nature de ce site. Le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), récemment adopté (mi-février 2020), reprend strictement ces éléments. 

Nous vous transmettons également la réponse détaillée que nous avons envoyée à la Fédération des Murs à pêches interpellant les différents candidats aux élections municipales et qui devait être publiée mais ne l’est toujours pas à cette heure… 

Elle permet de rétablir parfaitement la réalité des actes de la municipalité et des propositions que nous portons. 

Partant du constat que les municipalités précédentes n’ont pas su ou n’ont pas pu développer un projet suffisamment ambitieux pour stopper la dégradation de ce site d’exception, la majorité municipale sortante a engagé, dès 2015, toute une série d’actions visant à préserver le patrimoine des Murs à pêches, au travers notamment de la restauration des murs, à renforcer le potentiel naturel du site, avec la renaturation du ru Gobétue, et à en assurer la mise en valeur et l’ouverture au plus grand nombre avec les sentiers de la biodiversité comme avec le budget participatif pour l’ouverture d’un nouveau jardin public, le Jardin du partage.

Reconnaissante du travail remarquable mené par les associations pour entretenir et animer le site, la municipalité dirigée par Patrice Bessac s’est engagée à leurs côtés tout au long du mandat, au travers d’un soutien financier, mais également matériel et humain afin que de nouveaux projets puissent voir le jour et que leur travail soit reconnu au-delà des frontières montreuilloises, avec notamment la labellisation « jardins remarquables » du ministère de la Culture. Dans cet esprit, les associations bénéficieront de conventions d’occupation pour les 12 ans à venir.

Soucieuse de restaurer la vocation première des Murs à pêches, la ville a souhaité impulser le développement de projets d’agriculture urbaine, dans le respect de la nature et avec une volonté d’ouverture des espaces cultivés aux visiteurs. 

Patrice Bessac s’engage à poursuivre le travail amorcé avec la métropole du Grand Paris afin que cette destination agricole du site soit sanctuarisée grâce à la mise en place d’une protection des espaces naturels, agricoles et périurbains. Ainsi, les espaces non bâtis seront préservés dans le temps car tout futur changement d’affectation des sols devra être soumis à l’avis de la chambre d’agriculture et de la commission départementale d’orientation de l’agriculture. En cas d’avis défavorable de l’une d’entre elles, le changement ne pourra être autorisé que sur décision motivée du préfet.

Réintroduire de l’agriculture dans les Murs à pêches, restaurer et renaturer le site pour renforcer sa biodiversité, valoriser le patrimoine, conforter les Murs à pêches comme un haut lieu de la culture montreuilloise, permettre le maintien des activités et améliorer les conditions de vie des habitants, tels sont les cinq axes principaux qui ont guidé le travail de la mandature qui s’achève.

Dès le début du mandat, nous réunirons les institutions (Est Ensemble, département, l’État, au travers notamment de la direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie et de la direction des affaires culturelles, et région), les associations des Murs à pêches, le conseil de quartier et des habitants, ainsi que les partenaires utiles afin de travailler à un projet concerté pour l’avenir des Murs à pêches, en s’appuyant sur les cinq axes du travail amorcé par la précédente municipalité. L’avenir du projet EIF, dans ses fondements même, devra être totalement réexaminé dans ce cadre élargi.

L’avenir des Murs à pêches ne pouvant être l’affaire que de quelques un.e.s, qu’ils soient élus, experts, acteurs engagés sous une forme ou sous une autre pour sa protection ou son animation, ou riverains, le projet ainsi élaboré sera ensuite soumis au référendum de toute la population montreuilloise. »